lundi 17 décembre 2007

Crédit Agricole veut pouvoir grimper au capital de Bankinter

La banque verte a demandé à la Banque d'Espagne l'autorisation de dépasser le seuil des 25% dans le capital de la banque espagnole d'ici au 31 mars. Elle n'a pas l'intention de lancer une OPA sur la totalité de sa cible
Alors que le titre Crédit Agricole reprend tout juste des couleurs, après avoir plongé dans le rouge à la suite de l'annonce lundi par la banque verte de l'acquisition de près de 15% de l'espagnole Bankinter pour 809 millions d'euros, la Banque d'Espagne a dévoilé vendredi des éléments éclairant les intentions futures du groupe français. Dans un communiqué transmis à l'autorité espagnole des marchés, l'établissement a indiqué que Crédit Agricole "étudie actuellement la possibilité d'acheter plus d'actions de Bankinter sans acquérir le contrôle aux termes du décret royal sur les OPA", qui oblige un actionnaire à lancer une offre publique d'achat lorsqu'il dépasse le seuil des 30% du capital d'un groupe.

Concrètement, la banque verte, qui précise qu'elle n'entend pas acheter de nouveaux titres avant janvier 2008, se réserve la possibilité de prendre jusqu'à 29,99% de Bankinter, dont elle détiendra déjà, une fois l'opération annoncée lundi sera conclue, 19,53%. Le groupe bancaire français a demandé le droit de dépasser le seuil des 25% d'ici au 31 mars, a indiqué la Banque d'Espagne. Le Crédit Agricole ne compte pas agir sans l'autorisation expresse de l'établissement, et lui a demandé formellement l'autorisation de détenir sa participation de 19,53% dans Bankinter.

L'euro améliore à nouveau son record face au dollar

23 novembre 07:52 - PARIS, 23 nov 2007 (AFP) - L'euro a amélioré vendredi son record face au billet vert, en se hissant à 1,4967 dollar pour un euro, la devise américaine étant affaiblie par les inquiétudes sur la croissance américaine.


La devise européenne a très brièvement atteint 1,4967 dollar à 03H30 GMT, se rapprochant de la barre psychologique de 1,50 dollar pour un euro, dans un marché marqué par la fermeture de New York jeudi et de Tokyo vendredi. A 06H25 GMT, la devise européenne cotait 1,4922 dollar.

Le dollar est affaibli par le ralentissement économique attendu aux Etats-Unis, où la Réserve fédérale américaine (Fed) a revu en baisse son pronostic de croissance pour 2008. Elle table sur une fourchette de 1,8% à 2,5%.

Une écrasante majorité des cambistes pense que la Fed va devoir procéder à un nouvel assouplissement monétaire en décembre pour donner un peu d'oxygène à une économie, plombée par l'immobilier.

Lors de sa prochaine réunion, le 11 décembre, le taux directeur américain pourrait ainsi passer à 4,25%, contre 4,50% fin octobre.

Les records successifs de l'euro ont provoqué de nouveaux commentaires inquiets, voire alarmistes, en zone euro. Fait rare, la chancelière allemande Angela Merkel a reconnu jeudi que l'euro fort était un handicap également pour l'Allemagne, jugeant qu'il posait "naturellement problème".

Les groupes Banque Populaire et Caisse d'Epargne reprennent en direct CIFG

Cette filiale américaine spécialisée dans le rehaussement de crédit a besoin d'une recapitalisation de 1,5 milliard d'euros que les groupes mutualistes sont plus à même d'effectuer que leur filiale commune Natixis

Les deux maisons-mère de la banque Natixis ont annoncé jeudi matin leur décision de reprendre 100% du capital de CIFG, une filiale américaine spécialisée dans le rehaussement de crédit, afin d'assurer la notation de cette dernière auprès des trois grandes agences financières.

"Le Groupe Banque Populaire et le Groupe Caisse d'Epargne, déterminés dans le soutien à leur société commune Natixis, ont décidé ce jour de se porter acquéreurs de la totalité du capital de CIFG, filiale de rehaussement de crédit détenue à 100% par Natixis, et de lui apporter les ressources financières nécessaires au maintien de son rating AAA auprès des trois agences de notation financière", indiquent les deux établissements dans un communiqué jeudi.

"Les modalités de ce soutien financier, réalisé sous la forme de fonds propres ou assimilés et évalué à un montant de l'ordre de 1,5 milliard de dollars, feront l'objet d'une discussion avec les agences de notation en vue de le mettre à disposition de CIFG dans le mois à venir", précise le communiqué.

Les deux groupes mutualistes, qui disposent d'importants dépôts grâce à leur réseau auprès des particuliers, sont a priori plus à même de recapitaliser CIFG que la banque de gros Natixis. Peu après l'ouverture de la Bourse, l'action Natixis a bondi de plus de 17% grâce à cette bonne nouvelle (elle avait perdu plus de 40% depuis janvier). En début de semaine, plusieurs analystes s'étaient inquiétés pour les résultats de Natixis après les informations des Echos ayant fait état d' une lourde recapitalisation nécessaire de ses filiales américaines de rehaussement de crédit, pour 1,5 milliard d'euros.

Fitch maintient la note "AAA" de dette à long terme de CIFG
Ce jeudi, l'agence de notation Fitch a confirmé jeudi la note "AAA" de dette à long terme de CIFG. Cette confirmation repose sur l'annonce faite aujourd'hui par les groupes Banque Populaire et la Caisse d'épargne d'apporter un soutien financier à CIFG, explique Fitch dans un communiqué.

L'agence avait estimé le 6 novembre dernier, à l'occasion d'un large passage en revue des critères pour noter les émetteurs d'obligations, que la probabilité pour plusieurs acteurs des crédits à risque de se voir retirer leur note "AAA" a augmenté, la probabilité la plus forte étant pour deux filiales de Natixis. Les deux acteurs pour lesquels cette probabilité est la plus forte sont deux filiales de Natixis, la CIFG Guaranty (CIFG) et la Financial Guaranty Insurance Company (FGIC), ce qui augmente la nécessité de les recapitaliser, parmi d'autres scénarii possibles, avait indiqué Fitch.

La CIFG opère sur le marché des CDO (Collateralized Debt Obligations), qui sont des véhicules financiers dans lesquels on a mis divers titres de dette, dont les fameux crédits immobiliers à risque "subprime" qui sont à l'origine de la crise de cet été. La méfiance a contaminé le reste des crédits.

source : AFP

Wall Street ouvre en baisse, inquiète sur la croissance

Wall Street a ouvert en baisse mercredi, rattrapée par les inquiétudes liées à l'évolution de la croissance américaine.

Vers 14h40 GMT, soit dix minutes après le début des transactions, l'indice Dow Jones des 30 industrielles recule de 134,12 points, soit de 1,03%, à 12.876,02 points. Le Standard & Poor's 500, plus large, abandonne 15,57 points, ou 1,08%, à 1.424,13 points. Le Nasdaq Composite, à forte pondération technologique, cède de son côté 29,26 points, soit 1,13%, à 2.567,55 points.

Mardi, la Réserve fédérale a revu en baisse ses prévisions de croissance pour 2008 et estimé que de nombreux risques pesaient sur la première économie mondiale.

Aux craintes de voir l'expansion des Etats-Unis marquer un net ralentissement s'ajoutent la persistance des inquiétudes sur les comptes des banques et des assurances liées à leur exposition au marché du crédit "subprime", ainsi que les niveaux élevés des cours du pétrole.

Aux valeurs financières, Citigroup efface 1,91%, Bank of America 3,21% et AIG 3,01%.
Le spécialiste du refinancement hypothécaire Freddie Mac rétrograde encore de 2,88% après avoir chuté de 28,69% la veille en réaction à la publication d'une perte trimestrielle record. Plusieurs courtiers ont abaissé leurs recommandations.

La journée de jeudi sera fériée à l'occasion de la fête de Thanksgiving et Wall Street ne sera ouverte que pour une demi-séance le jour suivant.

Pour cette raison, l'indice Reuters-Université du Michigan, qui paraît traditionnellement le vendredi, sera avancé à aujourd'hui à 15h00 GMT.

reuters

La Banque Postale autorisée à proposer des crédits à la consommation

Cela faisait des années qu'elle réclamait ce droit à Bercy, qui accède enfin à son souhait alors que se profile une banalisation du Livret A dont la Poste partageait le monopole avec les Caisses d'Epargne.


La Banque Postale, filiale bancaire de La Poste, a été autorisée à élargir son offre de produits bancaires aux crédits à la consommation, a annoncé lundi la ministre de l'Economie, Christine Lagarde. Elle s'exprimait en marge de la signature d'une convention avec la Poste et l'Association des Maires de France.


Cette décision était imminente, comme l'annonçaient Les Echos dans l'édition de ce matin. La Poste risque de voir la distribution du Livret A, qu'elle partage actuellement avec les Caisses d'Epargne, étendue à l'ensemble des banques début 2008. Comme elle perdrait un gros avantage concurrentiel, elle pourrait en contrepartie enfin obtenir ce droit qu'elle réclame depuis longtemps.

"Pour que la Banque Postale puisse rejoindre l'ensemble des autres établissements bancaires, je donne mon accord à l'activité de crédit à la consommation", a déclaré Mme Lagarde en marge de la signature du contrat de présence postale territoriale pour la période 2008-2010. "C'est une bonne nouvelle pour les clients, la Banque Postale et le groupe La Poste", s'est félicité Jean-Paul Bailly, le président du groupe.

Pour cette activité, la Banque Postale sera associée à un professionnel du secteur, dans le cadre d'une co-entreprise dont elle sera l'actionnaire majoritaire, a-t-il précisé. A cette fin, elle lancera dans les 15 jours une consultation préalable au processus de sélection de ce partenaire.

La Banque Postale vise une commercialisation des crédits à la consommation fin 2009, un délai "nécessaire pour sélectionner le partenaire, construire la gamme, préparer la mise en marché des produits, adapter les systèmes d'information de la banque et former les personnels concernés", explique la filiale de La Poste dans un communiqué. Elle devra, avec son partenaire, solliciter l'agrément du Comité des établissements de crédit et des entreprises d'investissement (CECEI), l'autorité de contrôle des banques.


Livret A : une réforme imposée par Bruxelles


La banalisation du Livret A est une évolution imposée par Bruxelles. La Commission européenne a en effet demandé à la France de l'étendre à toutes les banques de l'Hexagone, d'ici le 10 février 2008. créée à partir des services financiers de La Poste le 1er janvier 2006. L'Etat français a déposé en juillet un recours devant la Cour européenne de justice, mais il n'est pas suspensif.

Christine Lagarde a rappelé que Bercy avait chargé le gouverneur honoraire de la Banque de France, Michel Camdessus, d'un rapport sur la réforme du mode de distribution du Livret A, qui est attendu pour la mi-décembre. La ministre a réaffirmé son "attachement au Livret A par le biais du recours engagé auprès de la Cour européenne", avant d'insister sur le "rôle essentiel joué" par ce placement dans le financement du logement social.

(Source AFP)

Les banques dans la tourmente sur les Bourses européennes

A la Bourse de Londres, Barclays entraîne le secteur à la baisse. A Paris, ce sont Dexia et Société Générale qui sont les attaquées. Les titres des banques allemandes ne guère plus vaillants. Après la crise du subprime de ce été, les investisseurs s'inquiètent des possibles difficultés de financement des établissements bancaires.


Un vent mauvais continue de souffler sur les valeurs bancaires européennes. Alors que les valeurs bancaires avaient quelque peu regagné du terrain ces dernières semaines, l'annonce d'un abaissement de recommandation jeudi de Credit Suisse sur la première banque mondiale Citigroup, et d'une note suggérant qu'elle pourrait baisser son dividende, a eu l'effet d'une douche froide. Ce vendredi, c'est la britannique Barclays qui concentre les inquiétudes des investisseurs. Selon des rumeurs de marché, l'établissement bancaire aurait sollicité la Banque d'Angleterre pour un financement d'urgence. Résultat, l'action Barclays s'effondre de 7 % ce matin, à 533,5 pence. Les analystes de Panmure ont rajouté de l'huile sur le feu, en soulignant dans une note, parue ce matin, que Barclays figurait parmi les banques britanniques les plus exposées à la crise des crédits à risque américains ("subprime").

Après Citigroup et Barclays, qui va faire les frais des inquiétudes du marché ? Les banques, qui avaient déjà dévissé jeudi, étaient encore en queue de l'indice CAC 40 vendredi, alors que les deux poids-lourds français, la Société Générale et BNP Paribas doivent annoncer leurs résultats trimestriels la semaine prochaine. A la Bourse de Paris, Dexia poursuit son repli et chute de 2,68 % ce vendredi, à 19,954 euros (après une baisse de plus de 7% jeudi), la Société Générale décroche de 4,18 %, à 108 euros, BNP Paribas perd 2,51 %, à 71,17 euros et Crédit Agricole abandonne 2,75 %, à 25,82 euros. Les banques allemandes sont à peine plus vaillantes. Deutsche Bank cède 2,33 %, à 86,80 euros, Postbank se délite de 1,73 %, à 47,75 euros, et Hypo Real Estate s'affaisse de 1,46 %, à 39,15 euros.


Pour Véronique Riches-Flores, chef économiste à la Société Générale, "nous sommes partis pour deux ou trois trimestres d'effets négatifs" sur les résultats des banques, qui commencent tout juste à lever le voile sur leurs pertes. La Réserve fédérale américaine a évalué le coût de la crise du marché des prêts à risques américains à 100, voire 150 milliards de dollars pour les banques et les organismes de crédit, dans le monde. "C'est peu comparé aux fonds propres des vingt premières banques mondiales, soit 1.200 milliards de dollars", nuance un analyste bancaire cité par l'AFP.

Le rachat de crédit

Le rachat de crédit consiste en le rachat de plusieurs ou tous les crédits et prêts pour ne plus payer qu'un seul crédit dont les mensualitées sont revues à la baisse pour permettre aux consommateurs de revivre financièrement.Ayant des crédits auprès de plusieurs sociétés de crédits, la plupart du temps, les souscripteurs payent des frais très élevés chaque mois.